Un fils tue pour prouver à son père qu’il est un homme. Des années plus tard, lorsque le fils sort de prison, le père est assassiné. Hasard ou coïncidence ? Pour prouver à son père violent, qui le méprise depuis toujours, qu’il est un homme, un vrai, Matthieu commet un meurtre. Il prend quinze ans de prison. Au lendemain de sa libération, son père est assassiné et le coupable semble tout désigné. Mais aux yeux des enquêteurs, cela ne colle pas : pourquoi Matthieu sacrifierait-il encore sa liberté ? Entre virilité toxique, Odipe délétère, résilience, fiction et réalité, l’inspecteur Cérisol et son équipe vont devoir plonger dans les arcanes de cette terrible relation père-fils.
» Chez Séverac, la chaleur humaine alterne avec la noirceur, et l’humour contraste avec la tragédie poignante de l’amour filial. » Le Monde des Livres » Un polar psychologique remarquable, addictif et terriblement humain. » Le Parisien
Tuer le fils
Anne de Green Gables
Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint d’humour et de poésie est bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer. C’est un autre monde, fait d’une nature enchanteresse, de joie de vivre et d’idées saugrenues, qui se déploie à travers les yeux de l’incroyable Anne Shirley.
Littérature solaire et intemporelle, ce roman unique est une parenthèse magique, un souffle chargé d’énergie, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.
Mécanique de la chute
Un empire financier bâti sur deux générations suffit-il à mettre les descendants à l’abri des tracas de la vie ? Apparemment non car Jay Gladstone, l’héritier flamboyant de cette fortune, est assailli par les mêmes tracas que le commun des mortels : épouse exigeante, progéniture insupportable, obligations familiales, contraintes sociales. Egalement propriétaire d’une équipe de basket, Jay doit aussi compter avec les coûteux caprices des joueurs, noirs pour la plupart, dont la super star Dag.
Nous sommes en 2012 et Obama fait campagne pour un second mandat, mais cela n’apaise pas pour autant les conflits raciaux. Il suffit qu’un Blanc tue un Noir, accidentellement ou délibérément, et le pays s’embrase. La machine médiatique se met alors en route, le politiquement correct emplit les colonnes des journaux, les procureurs en mal de notoriété se retroussent les manches, les fake news envahissent les réseaux sociaux.
La mécanique de la chute est désormais enclenchée. Un grand roman sur les embûches de notre temps et ses dangereuses dérives.
Nos richesses
En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et rêve de créer une librairie-maison d’édition à Alger. Albert Camus lui offre son premier texte, Jean Giono un nom : Les Vraies Richesses. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. En 2017, Ryad, étudiant parisien, est chargé de fermer la librairie algéroise sous le regard vigilant d’Abdallah, le dernier gardien des lieux.
Papa
Le 19 septembre 2018, dans un documentaire sur la police de Vichy, Régis Jauffret aperçoit son père au pied de son immeuble marseillais. Les mains liées, terrorisé, il est arrêté par deux agents de la Gestapo. Cet événement de 1943, personne n’en a connaissance, pas même son épouse Madeleine rencontrée après-guerre. En outre, de notoriété familiale, il n’était ni résistant, ni collabo. A travers l’enfance du fils, la recherche de l’origine de ces images d’archives bouleversantes, c’est bien la vie du père, Alfred, qui se déploie.
Une renaissance.
Une ville de papier
Etats-Unis, années trente. L’industrie automobile fait la pluie et le beau temps de l’économie américaine. Le pays, gigantesque, s’offre à des routes rectilignes qui en traversent chaque état. Les citoyens s’équipent en nouveaux modèles, les autoroutes fleurissent, les stations-services éclosent. Afin d’encourager ces trajets qui enrichissent géants du pétrole et adeptes du fordisme automobile, on offre à tour de bras des cartes autoroutières aux conducteurs.
Et pour s’assurer qu’elles ne sont pas copiées par des concurrents, on y place des fausses villes en guise de signature invisible, des « villes de papier ». Desmond Crothers, jeune cartographe, conçoit une carte de l’état du Maine pour Esso et ajoute donc une fausse ville. Mais sa ville aura un tout autre destin : elle existera vraiment, une fois qu’un commerçant obstiné décidera de la fonder quelques années plus tard, comme pour valider cette ville imaginaire.
Autour de ce monde qui prend forme, on croise des cartographes, une violoniste au destin tragique. Stephen King. des acteurs venus pour y tourner un épisode de Twilight Zone, des amoureux qui n’ont que ce territoire pour s’épancher. C’est une ville à froisser, qui ne disparaîtra jamais vraiment. S’inspirant de la véritable destinée d’une telle ville de papier – Agloe, dans l’état de New-York-, Olivier Hodasava livre un roman émouvant et nostalgique d’un monde plié et déplié qui tente d’exister.
Zébu Boy
Madagascar, mars 1947. Fin de la Seconde Guerre mondiale, Ambila, guerrier à la beauté envoûtante, est de retour sur son île après avoir servi la France. Il n’a qu’une idée en tête, retrouver son père et son élevage de zébus. Mais le pays est en cours d’insurrection contre l’occupant français. Entre déflagrations et fuites en forêts, Ambila porte le fardeau de la survie et débute un voyage initiatique d’où naîtra l’espérance d’un peuple.
Aurélie Champagne, née en 1978, se rend à Madagascar à l’âge de 20 ans. A la recherche de ses origines et de son père absent, elle se passionne pour l’histoire du pays et ses événements de 1947, racontés sous diverses formes à son retour à Paris.
Zébu Boy, son premier roman, est l’aboutissement de ce travail. Prix Le Livre à Metz – Marguerite Puhl-Demange 2020 Prix Montluc – Résistance et liberté 2020 Prix Folies d’Encre 2019
Coup de cœur : une écriture puissante et imagée, une langue inventive, un héros attachant mais aux motivations ambivalentes, c’est un premier roman fort et dense. Un voyage envoûtant à Madagascar, loin des cartes postales.
L’inconnu de la poste
Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes — tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire.
Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.




