« Papa avait un copain, c’était Lénine. Il reste une photographie de Papa assis sur son vélo, sa casquette blanche, sa culotte de cycliste de dans l’temps, la fontaine des Innocents. Y a Lénine avec lui puis un autre qui était médecin et qui habitait rue Didot – un nom facile à dire mais je ne me souviens plus… Ils faisaient du vélo ensemble. Mais attention, tout le monde n’avait pas de vélo, fallait être riche pour avoir un vélo, hein ! C’est vrai que ça a bien changé ».
Ce premier roman grandiose commence vers 1830 dans un village de la Creuse et s’achève à Paris sur les rives de l’an 2000. Entre les deux, l’Histoire, les guerres, les amours, le grand fleuve impétueux des générations.
Les jours
Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon
Résumé :
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Retour en arrière : Hansen est super intendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne.
Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.
Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.
Coup de cœur :
Un roman envoûtant, bouleversant et illuminé de drôlerie. La plume souple et poétique de l’auteur accompagne une profonde réflexion sur la fraternité, la famille, la justice sociale et l’univers carcéral.
Le diable parle toutes les langues
Magnat de la presse, de la finance et du pétrole, ami et complice de tous les chefs d’Etat, mais également mécène de toutes les causes, son influence sur le monde a été aussi néfaste qu’invisible. De la boue des tranchées aux hôtels de luxe à Monaco, de la répression des grèves à l’assassinat de Jaurès, de Cuba à la Namibie en passant par les Balkans, il a profité de tous les conflits armés et sociaux.
Jusqu’à son dernier souffle, il a manœuvré sans éthique et sans remords pour nourrir la guerre. Basil Zaharoff, éminence grise des grandes puissances, légendaire marchand d’armes du XXe siècle, homme parti de rien et parfois attachant est ce « diable qui parle toutes les langues ». Jennifer Richard, l’auteure remarquée de « Il est à toi, ce beau pays » donne voix avec brio pour la première fois à ce personnage.
Des diables et des saints
Résumé :
Qui prête attention à Joe ? Ses doigts agiles courent sur le clavier des pianos publics dans les gares. Il joue divinement Beethoven. Les voyageurs passent. Lui reste. Il attend quelqu’un, qui descendra d’un train, un jour peut-être. C’est une longue histoire. Elle a commencé il y a cinquante ans dans un orphelinat lugubre. On y croise des diables et des saints. Et une rose.
Coup de cœur :
Un vieil homme joue sur un piano au milieu d’une gare. Au détour d’une conversation il va nous raconter sa vie. Comment est-il arrivé là, pourquoi joue-t-il sur tous les pianos de toutes les gares et de tous les aéroports du monde et comment/pourquoi joue-t-il si bien. D’une plume fluide et envoutante, Jean Baptiste Andrea nous offre un roman bouleversant de grâce.
Dictionnaire amoureux du polar
« Autant prévenir tout de suite (j’espère que vous lisez ces lignes avant d’acheter…) : les amateurs de définitions maîtrisées, de monographies exhaustives, d’analyses thématiques seront déçus. C’est à un écrivain que l’éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux, je parlerai donc ici en romancier et en lecteur. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices criantes, des jugements contestables, c’est inévitable : c’est un dictionnaire de ce que j’aime et encore n’ai-je pas pu mettre tout ce que j’aime ».
Qu’on l’appelle noir ou policier, qu’on le qualifie de « littérature de genre » – comme s’il n’appartenait pas à la littérature tout court -, le polar ne manque pas de papes, rois, reines (ou prétendus tels), chapelles, querelles, ego… mais surtout de romans qui emportent, frappent, terrifient, marquent les esprits comme les époques. Adepte des livres, films, séries qui racontent – ou dénoncent – le monde tel qu’il va mal, Pierre Lemaître, avec la liberté d’esprit, l’engagement et la verve qu’on lui connaît, brosse ici un panorama international jouissif et personnel.
Attention : bible du noir érudite, éclectique et réjouissante.
Sur le ciel effondré – Une enquête du capitaine Anato en Amazonie française
En raison de sa conduite héroïque lors d’un attentat en métropole au cours duquel elle a été défigurée, l’adjudante Angélique Blakaman a obtenu un poste à Maripasoula, sur le Haut-Maroni, là où elle a grandi. Mais les bords du fleuve ont changé, redessinés par les orpailleurs à coups de dancings et de bordels. Au-delà, s’ouvre la forêt et le territoire des Amérindiens wayanas, qui peu à peu se détachent de leurs traditions, tandis que s’infiltrent partout les évangélistes.
C’est là que vit Tapwili Maloko, le seul homme qui met un peu de chaleur dans le coeur d’Angélique. Aussi, lorsque de sombres nouvelles arrivent de son village, elle n’a d’autre choix que de mener l’enquête. A ses côtés, le capitaine Anato, noir-marron comme elle, et pour elle prêt à enfreindre certaines règles. Avec cette héroïne que ses colères tiennent comme une armure, Colin Niel nous fait entrer dans une Guyane secrète, qui n’a pas tout perdu de ses pouvoirs anciens, lorsque les hommes vivaient auprès des dieux.
Huit crimes parfaits
Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un accident qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée « Huit crimes parfaits », où figuraient ces deux intrigues.
Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable noeud coulant se resserrer autour de son cou.
Vis-à-vis
Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen a enfin trouvé un équilibre dans sa vie. Elle déménage avec son mari dans une jolie petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner, Hen repère dans le bureau de Matthew un trophée sportif lié à un ancien meurtre non élucidé et qui l’a obsédée par le passé. Hen sait maintenant qui est le tueur.
Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait. A moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique… ou alors une simple coïncidence.




