Snapdragon – Album

Résumé :
Il y a une sorcière dans la ville. Du moins, c’est ce qu’on dit. Mais en réalité, Jacks est seulement une vieille femme qui porte des crocs et vend des squelettes d’animaux écrasés sur Internet… après leur avoir fait subir un petit rituel pour apaiser leur esprit. Ça fait flipper, c’est sûr, mais Snap trouve ça plutôt cool. Elles décident de s’associer : Jacks va apprendre à Snap comment prendre soin des bébés opossums qu’elle a recueillis, tandis que Snap aidera Jacks à faire son travail. Mais au fur et à mesure qu’elles apprennent à mieux se connaître, Snap réalise que Jacks pourrait en fait réellement pratiquer la magie… et qu’elle a des connections avec le passé de sa famille.

Coup de cœur :
Une super BD riche et intelligente qui plaira aux petits comme aux grands car elle cumule de nombreuses qualités, dont la première est un scénario habile qui s’appuie sur des personnages attachants et aborde de nombreux thèmes comme la bientraitance animale, l’acceptation de l’autre, la solidarité intergénérationnelle, l’entraide, les secrets de famille, l’amour et la magie ! Un vrai beau roman graphique à découvrir dès 10 ans.

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La sorcière aux champignons Tome 1 – Tankobon

Résumé :
Luna la sorcière habite au fond d’une sombre forêt et fait pousser des champignons vénéneux sur son passage. Les villageois la craignent et la fuient, car ils ignorent qu’elle œuvre uniquement dans le but de les aider. En effet, ses champignons assainissent l’air et elle fabrique des potions qui guérissent et apaisent presque tous les maux. Luna cache sa solitude et tente de se satisfaire de sa condition. Mais un jour, une rencontre va tout changer.

Coup de cœur :
Un beau manga de fantasy doux et tendre. Un Shojo pour toutes celles et ceux qui aiment se perdre dans un univers magique. Un très joli conte de fée !
À partir de 10 ans.

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L’île aux arbres disparus

Résumé :
Ce roman commence par un cri et s’achève par un rêve. Le cri, interminable, est celui que lance aujourd’hui une adolescente de seize ans, prénommée Ada, en plein cours d’histoire dans un lycée londonien. Le rêve est celui d’une renaissance. Entre les deux a lieu la rencontre du Grec Kostas Kazantzakis et d’une jeune fille turque, Defne, en 1974, dans une Chypre déchirée par la guerre civile.

Coup de cœur :
Elif Shafak crée des personnages débordant d’humanité,de failles et de doutes, d’élans de générosité et de contradictions. Sa prose puissante convoque un mélange de merveilleux, de rêve, d’amour, de chagrin et d’imagination pour libérer la parole des générations précédentes, souvent réduites au silence. Une magnifique lecture.

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LX18

Résumé :
Redoutable soldat, LX18 est le fruit d’un traitement génétique et hormonal qui l’a privé de toute émotion. C’est un Altéré. Lui et ses semblables ne connaissent que la guerre. Jusqu’au jour où les négociations de paix aboutissent. Devenus inutiles, les Altérés sont envoyés dans différents lycées du pays pour s’intégrer à la population civile. LX18 se retrouve parachuté en 2nde 5 au lycée Marie Shelley avec Amir, Philomène et les autres.

Coup de cœur :
C’est un roman d’action, d’anticipation (dystopique) raconté par le jeune héros (sous la forme d’un journal) mais qui nous ramène au plus près des problématiques adolescentes : comment comprendre les autres, se lier à eux, s’en faire accepter ? Passionnant et touchant ! Par l’auteur de « Norman n’a pas de super-pouvoir ».
À partir de 12/13 ans.

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Les morts de Riverford

Riverford petite ville peu riante, et c’est un euphémisme, du Massachusetts. Quand l’homme le plus détesté de la ville est assassiné les suspects prolifèrent et le casse tête promet d’être intense. Flics, petites frappes, vrais gentils, et paumés en tout genre entrent dans la danse.

Coup de cœur : la ronde des personnages est habilement présentée et les connexions vont bientôt se faire jour. Un régal complet pour le lecteur. Brillamment écrit, les dialogues sont savoureux et les personnages attachants (ou repoussants !) à souhait. On a l’impression de les tenir dans nos mains tellement l’auteur (rappelons que Todd Robinson est l’auteur de « Cassandra« , déjà coup de cœur de la librairie) excelle à les décrire et les mettre en scène. Génial !

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Nanuq – Celle qui erre toujours

Nanuq, l’ourse polaire, arpente son territoire et chasse les phoques dans la baie d’Hudson. Pendant des millénaires, ses ancêtres ont occupé cette grande étendue, évoluant aux côtés des humains dans l’un des habitats les plus inhospitaliers de la planète. Aujourd’hui, ce monde jusque-là immaculé est en danger. Dans les terres et les eaux de l’Arctique, du pétrole a été extrait et déversé ; le réchauffement climatique fait disparaître la glace de mer dont Nanuq et ses petits ont besoin pour chasser.
Les ours sont repoussés sur la terre ferme, remettant en cause le délicat équilibre territorial entre eux et leurs voisins humains. Dans une prose précise, James Raffan emmène les lecteurs sur les pas de Nanuq. En concentrant son objectif sur cette famille d’ursidés, Raffan comble le fossé entre les humains et les ours et nous fait réfléchir à ce qui pourrait être fait pour ce monde fragile avant qu’il ne disparaisse définitivement.

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Le jour où le monde a tourné

 » Le Royaume-Uni des années 1980. Les années Thatcher. Elles sortent toutes de là, les voix qui courent dans ce livre, elles plongent au creux de plaies toujours béantes, tissent un récit social, la chronique d’un pays, mais plus que cela, elles laissent voir le commencement de l’époque dans laquelle nous vivons et dont nous ne savons plus comment sortir. C’est l’histoire d’un spasme idéologique, doublé d’une poussée technologique qui a bouleversé les vies.
Ici s’achève ce que l’Occident avait tenté de créer pour panser les plaies de deux guerres mondiales. Ici commence aujourd’hui : les SOS des hôpitaux. La police devenu force paramilitaire. L’information tombée aux mains de magnats multimilliardaires. La suspicion sur la dépense publique quand l’individu est poussé à s’endetter jusqu’à rendre gorge. La stigmatisation de populations entières devenues ennemis de l’intérieur.
Londres. Birmingham. Sheffield, Barnsley. Liverpool. Belfast. Ancien ministre. Leader d’opposition. Conseiller politique. Journaliste. Ecrivain. Mineur. Activistes irlandais. Voici des paroles souvent brutes qui s’enchâssent, s’opposent et se croisent. Comment ne pas entendre ces quelques mots simples venus aux lèvres de l’ancien mineur Chris Kitchen comme de l’écrivain David Lodge : une société moins humaine était en gestation ? Comment ne pas constater que le capitalisme qui prétendait alors incarner le monde libre face au bloc soviétique en plein délitement, est aujourd’hui en train de tuer la démocratie ? Quand la mémoire prend forme, il est peut-être trop tard, mais il est toujours temps de comprendre.
 » J. P.

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Fuir l’eden

Adam a dix-sept ans et vient de tomber amoureux, là, sur le quai de la gare de Clapham Junction, à deux pas de cet immeuble de la banlieue de Londres où la vie est devenue si sombre. Cette fille aux yeux clairs est comme une promesse, celle d’un ailleurs, d’une vie de l’autre côté de la voie ferrée, du bon côté. Mais comment apprendre à aimer quand depuis son enfance on a connu plus de coups que de caresses ? Comment choisir les mots, comment choisir les gestes ? Mais avant tout, il faut la retrouver…

Coup de cœur :  après « Ceux que je suis » qui était aussi un de mes coups de cœur, je salue à nouveau Olivier Dorchamps, pour son deuxième roman.  Un réel plaisir de retrouver son écriture limpide et incarnée.  Il a le talent de nous lier à ses personnages, de nous mettre dans leur pas avec  précision et un sens de la narration aussi efficace que délicat. Pas de doute un auteur à suivre et j’aime beaucoup son jeune Adam, comme j’avais aimé la fratrie de « Ceux que je suis ».

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